Coronavirus : Notre façon d’habiter va-t-elle changer ?

Architecte THIERRY NOBEN-8901

Le coronavirus va-t-il changer durablement nos logements, nos lieux de travail et nos villes comme le choléra l’a fait au temps du baron Haussmann ?

Marquage au sol, plaques de plexiglas, bureau improvisé dans le salon… La crise sanitaire a bouleversé nos environnements de vie quotidienne.

Durant le confinement, les citadins ont souffert de manque d’espace et d’espaces verts.

Le coronavirus va-t-il bouleverser l’architecture ?

Une des clés, c’est revenir à de bons logements.

Le salon ou la chambre se sont improvisé bureau ou salle de sport durant le confinement. Les espaces individuels ont été éprouvés au maximum de leurs capacités. Tout cela ajoute des fonctions à nos habitations. Le télétravail va probablement générer la fabrication de nouveaux meubles.

La question est de savoir comment on va faire fonctionner nos logements de demain pour pouvoir articuler tous ces nouveaux usages. A la campagne, le confinement a été plus facile à vivre parce que les habitations sont plus grandes. Une des clés, c’est revenir à de bons logements, c’est-à-dire à un logement d’une bonne surface. En France, un T3, comme ils disent, est en-dessous de 60 m2. Et dans la plupart des pays européens les appartements trois pièces font 72 ou 75 m2. Hélas, la flambée des prix fait que l’on se tourne vers des logements plus petits.

S’il est difficile d’imaginer des appartements plus grands de 15m2 dans les grandes métropoles où les prix de l’immobilier flambent, notamment dans le neuf, il existe des solutions avec des logements mixant des espaces communs partagés et espaces privés. Des résidences avec une salle de sport, une buanderie, une chambre d’amis, mais aussi des espaces de télétravail communs. On peut imaginer que cela devienne un nouveau standard d’habitation, c’est déjà le cas dans les grandes villes du Brésil comme Sao Paulo.

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